... Lénouche ...

"J'oublie où je me trouve lorsque j'écris", Vassilis Alexakis

20 octobre 2008

Vél... scritch.

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Instantané des pensées de la cycliste que je suis ces trois dernières semaines.

Episode numéro un : vélib à Paris avec Melle L.

Génial sur les bords de Seine, un très bon moment. Une expérience à faire malgré les
-"putaiiin c'est dur à manier c'est lourd ce truc làààà!!"
-"Attttaaaaaa j'te suis plusssss làààà"
-"Euuuuh t'es sûre qu'ils vont as me débiter les 150 euros là ??"
-Tin tin tin *panique* y'a des voitures devant , derrière, à côté, ça fonce, j'vais mourir, je fais quoiiiii ??? *pensée : je m'arrête au milieu de la rue, je ferme les yeux et je vois ce qu'il se passe* "

Episode numéro deux : vélo à Dijon.

Banal.

Première partie :
- je tape à une main et je vais attraper des crampes dans les doigts.

Deuxième partie :
- message en larmes sur un répondeur laissé par individu qui tremble de partout.
- réconfort (?) : "je t'ai déjà entendue souffrir mais jamais dire de conneries"

Troisième partie :
- je prends conscience des courbatures de tous les muscles de mon corpps du petit orteil à la racine des cheveux et par la même partie de mon corps.
- mon corps vient de m'apprendre qu'il n'appréciait pas les chocs trop brutaux.
- je réalise que la tête, c'est lourd en soi à porter ...
- tout le monde m'appelle Robocop ou La Momie
- j'ai mal

Conclusion :
- c'est dangereux, le vélo à Dijon
- je ressemble à ça (ceux qui veulent une liste détaillée des os cassés iront voir ailleurs si j'y suis) :

 

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- c'est très difficile de trouver une position pour dormir
- j'ai réalisé à quel point je tenais à la vie
- je mets une demie heure à enfiler un pull
- et le pire ?! : " Non mais le problème maintenant c'est que tu vas te promener dans la nuit et faire peur aux gens hein ... on sait pas si t'es inoffensive toutes les momies disent ça !!" (dois-je préciser que mon voisin a failli s'étouffer de rire en me voyant ??)
- l'avantage : je suis un arc en ciel sur pattes en ce moment et je peux assomer les gens avec un plâtre.

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27 février 2008

mode crabe-trop-cuit : [on].

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Matin. Levée tôt, endormie. Douche, tentative de démêlage de cheveux, attachage des poils capilaires, thé avalé par litres, clope, 9h30. Croisage du premier être humain de la journée. Dialogue horrifiant dans toute sa splendeur ; extrait.

-Salut... (endormie)
-Aaaahhhhh Hélène mais qu'est-ce que t'as làààààà ???? (montre le visage)
-gné ? euuh un bouton
-Nan pas les boutons, le rouuuge lààààà (montre avec insistance)
-Euuh bah oui ça doit être la marque de l'oreiller (p'tain j'aime pas parler et me faire agresser au réveil)
-Mais naaaan t'as plein de plaaaaquuueuuuhs
-Gné ?
-T'as pas vuuuu ???
-Euuuh nan j'ai pas fait gaffe...

Une minute après devant le miroir, et vision apcalyptique de l'étendue des dégâts. Pour faire dans le langage châtié, j'ai la gueule pleine de plaques rouges qui ne veulent pas partir.
Quand je suis allée aux toilettes une demie heure après, j'ai poussé un long soupir de désespoir ... (non, je n'entrerai pas dans les détails, cette partie de mon anatomie ne regarde que moi).

Pharmacie le soir :

-Et euuuh vous êtes sûre que ça ne vous gratte pas ?
-Non je sens rien ais c'est rouge...
-Et c'est venu d'un coup ? Vous en avez ailleurs ?
-Oui et oui
-Faites voir ..?
-Non je ne vous montrerai sûrement pas l'autre endroit.
-Ah oui, d'accord. J'ai jamais vu ça ... euuuh essayez la pommade. Et séchez bien si c'est un champignon.
-Ah bon ça pousse à l'eau ?
-Ca le propage, mais ça ne ressemble pas à un champignon...
-Ô bah de toutes façons je noie toutes mas plantes vertes alors si l'eau le fait crever comme elles ... 

Conclusion : pas beaucoup plus avancée. C'est rouge, mais d'une nature non identifiée. C'est peut-être dû au stress, paraît-il que ça expliquerait. Mais c'est pas sûr. Alors c'est peut-être le nouveau médicament, ou une allergie. Mais ça devrait passer d'ici une dizaine de jours.
Soit je me tricote donc un tchador, soit je me badigeonne de fond de teint (ça s'achète où cette chose ?) , soit j'assume. Ahem, j'assume.(?).

Sauf que j'ai un stage dans moins de dix jours et que ça va pas le faire du tout là ...

N.B. : est-ce un hasard si eczema est presque homophone de examen ..?

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25 décembre 2007

No-elle.

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Penser. Que l'on ne pense pas.

Je n'aime pas cette nuit. Je n'aime pas non plus dire pour ne rien dire et c'est ce que je fais. Un peu tout bousculé. Comme on dit.

Icare meurt à la fin chez Queneau. Et la dernière réplique m'échappe, même si elle est très brève. Et très claire. Alors ça me perturbe. Et je dis que ça me perturbe pour ne pas penser au reste qui me perturbe, parce que la logique échappe, des fois.
LN est -toujours chez Raymond- "d'origine cruciverbiste". Cela est absolument génial. Ce livre est en lui-même absolument génial parce qu'il remet à mal le romantisme, parce qu'il remet en question toute la théorie romanesque, et parce que zut, finalement, un personnage qui se tire de son roman ce n'est pas courant. Alors extrait rapide pour la demoiselle qui lire sûrement ce message et qui n'arrive pas à résorber sa pile de livres. Pour lui donner une idée de la chose -roman assez peu connu, cela dit-.

"Suis-je heureux ? Autrement dit, devrais-je me marier ? Est-ce très drôle de rentrer dans un appartement solitaire ? Ne le serait-ce pas moins de se savoir attendu par une mégère acariâtre comme on le voit dans les caricatures des journaux humoristiques que je lis. Je les lisparce que je les donne à lire à ma clientèle dans mon salon d'attente. Je les lis même très attentivement afin de découper toutes les caricatures qui visent les médecins et, comme on dit, nous mettent en boîte d'herboristes. Bref, suis-je heureux ? En tout cas l'exercice de mon métier me donne une certaine satisfaction. Oui, ce n'est pas comme ces écrivains que j'écoutais discuter tout à l'heure à mon ercle Leur activité leur donne des angoisses, des inquiétudes ! Leur art semble toujours en question. Pourtant, un roman, cela ne doit pas être difficile à écrire, il suffit de raconter une histoire vraie. Et moi, si j'en connais des histoires vraies ! Mais je ne veux pas devenir romancier. Je me demae pourquoi Hubert, Jean, Jacques, Surget, qui m'honorent de ler clientèle lorsqu'ils souffrent d'un bobo quelconque ne me demandent jamais des idées. Mais non, ils inventent. Enfin. Ils inventent si bien qu'il leur arrive même de perdre des personnages. C'est comme si je perdais des clients !"

Le Vol D'Icare, Chapitre XI, Raymond Queneau.

Je ne voulais pas fêter Noël. Et je ne voulais pas non plus pleurer.

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25 septembre 2007

Mots z'en l'air.

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Histoire dun microbe :

"Bon, je vous préviens j'ai la grippe donc, je suis dans une espèce de monge qui a une consistance visqueuse un peu spéciale, qui me colle au terrain, donc euuuh ... vous m'emmerdez pas, hein !"

Histoire littéraire :

"Par exemple, Sartre est mort d'une façon stoïcienne... son dernier mot à Simone a été "on a fait ce qu'on devait" "

Histoire antique :

"Donc à la période hellénistique il n'y avait plus de citoyen libre que par illusion. Sénèque, par exemple, fut l'éducateur de Néron. Là, il a pas tellement réussi, en plus il l'a fait se suicider"

Histoire romaine -bis- :

"Si bien que le stoïcien, c'est celui qui tous les matins en se rassaaannnt -il ne pense pas à s'il deviendra présdent de la Répulique romaine- se dit que tout simplement, dans la journée, même s'il est empereur, il peut tout perdre -surtout que bon, c'était une époque un peu incertaine-. Bon, c'est des exercices, hein ! Tous les matiiins, se dire cela... ça aiiideuh".

Histoire de l'origine de la mafia :

"En plus, bon, vivre libre dans une époque de l'empire romain absolument in-vrai-sem-blaaa-bleuuuh [...] , finalement, le type de pouvoir de l'empereur romain, ça ramène aujourd'hui à un chef mafieux, c'est la même violence, le même délire, etc... Mais bon, c'était quand même une époque grandiose !"

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23 septembre 2007

A mots ouverts.

philosophie

Pensée(s) philosophique(s) de la semaine : je n'ai pas encore totalement perdu le réflexe de la prise de note.

Des phrases, relevées, comme ça.

"Si je suis dans les mains d'un maîîî-treuh qui se sert de moi, comme on dit alors mon propre intérrrrrêt est lé-sé.  J'ai donc intérrrrêt, et TOUS on intérrrrêt à CE QU'ON RESPECTE LEUR vie, leurs biens... pour pouvoir être heureux et pouvoir pros-pé-rer !!!....
.... Cela dit y'a des lois pour pouvoir être heureux chez soi et prospérer tranquille,... en travaillant plus pour gagner plus."

"Il nous reste donc ... liberté et histoire -puisqu'il s'agit de tuuuerrr l'introduction-.
Liberté et histoire.... ça se donne comme un point noir pour ceux qui ont survécu puisque l'an passéééé fut donné comme dis-ser-ta-tion LIBERTE ET HISTOIRE. Et ce fut une espèce de trou noir. BON... C'était le onze septembre dissertationnaire."


"Le droiiit doit pos-tu-ler la liberté de ceux auxquels il s'applique, postuler leur res-pon-sa-bi-li-té... Bon, la question de savoir si l'homme est vraiment libre au sens métaphysique du terme n'est pas vraiment la question. Il suffit d'avoiiiirrr un système o-pé-ra-toi-reuh de lois, et puis c'est tout....
... Bon, biensûr si on se demande si on va supprimer les régimes spéciaux de retraite, on n'a pas forcémen en tête une idée métaphysique de la liberté... Bon, c'est une évidence, d'acc-cccoooord... MAIS justement c'est séparer ainsi les choses beau-coup trop ra-pi-deuh-ment. C'est en effet à partir de l'idée mé-ta-phy-siiii-queuh de la liberté qu'on a pu penser le droit".

N.b. : Le ton est impossible à retranscrire...

 

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03 septembre 2007

Extraits (de paroles).

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"S'il [le fils de mon ancien proprio] veut jouer de la batterie dans MA cave, je vote non à l'unanimité et ça sera sans appel" (sic).
Mon voisin du dessus.

-Pulvérise pas Hélène, hein, elle a pas de pucerons !
-Oh mais c'est pas que pour les pucerons !
-gné? 'Vais me pousser ^^.
Ma voisine à mon sus-mentionné voisin qui jardinait.
 

-scccrrritch, sccccritch, scriiicth (bruit de pas)
-Bonjour !! (moi, d'un air enjoué à l'inconnu qui passe devant ma porte)
-... (regard soupçonneux de l'inconnu qui ne répond pas)

Trois minutes plus tard :

-scritchhh, sccrrriitch, scritchhhh (bruit de pas dans le gravier mais dans l'autre sens)
-BONJOUUUUR !! (moi, passablement énervée)
-... (toujours pas de réponse)

Dix minutes plus tard :

-scritchh, scritchhhh, scriiitttccchhhh (troisième passage de l'inconnu devant ma porte, soit dit en passant ouverte depuis le début)
-?!!...:-O!!?/
-?!!...:-O!!?/
[échange de regards peu amicaux].

"Putain, y font chier les vélos à rouler dans les pistes cyclables, on peut même plus marcher dedans !!".
Une pouf', dans la rue.

"Aleeexxxx', ton chat il a bouffé mon gâteau au kiwiii !"
Moi, à ma voisine de droite.

"Il faut prêcher la bonne parooole... Melle, une ptite pièèèèce ?".
Jésus, dans la rue.

Y'a des jours, comme ça...

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04 juillet 2007

Fragments de paroles.

ticket666

-Vous avez la phobie de l'avion !
-Non, je vous assure que non !
-Alors pourquoi vous refusez de le prendre ?
-Bah parce que je me dis qu'il va forcément s'écraser
-C'est bien ce que je disais, vous avez la phobie de l'avion.
-Mais non, j'ai juste peur qu'il s'écrase !
-Oui, c'est la peur de tous les phobiques ^^
-Mh ah ?

-Vous en prenez combien par jour ?
-Bah six.
-Heiiin , quoiiii ?
-Bah oui, vous aviez dit que je pouvais monter jusqu'à six.
-Oui mais je pensais pas que vous le feriez !
- ...
-Et c'est efficace ?
-Bah ... non. Pas vraiment.
-... (air désespéré).

-Un ticket s'il vous plaît
-Un-cinquante
-Quoi ?? ça a encore augmenté ??
-Oui, ils ont même changé de couleur ...
-Oh non ! c'est moche en blanc, ils auraient dû les faire turquoise...

Je dois avoir le syndrome de la nostalgie des tickets de métro verts ...

Posté par lenouche à 23:47:00 - A mots perdus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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