... Lénouche ...

"J'oublie où je me trouve lorsque j'écris", Vassilis Alexakis

20 juin 2008

Hélène fait le ménage.

DSCN1501 DSCN1499 DSCN1504

Avant ... Pendant ... Après ...

[draaameuh, j'ai encore perdu mon briquet...]

Moment irrationnel. Les neurones en phase d'inactivité flagrante et dans un état de vide intersidéral propre à rendre dépressif un calamar géant -hommage au calamar géant du musée de l'évolution que je dois bsolument aller voir-.
J'ai lu Viande froide cornichons. En cinq jours. C'est un drame. L'inactivité atteint un stade toujours plus croissant. C'est facile et confortable de ne rien faire, mais ne faire rien ou faire du rien demande une non-dépense d'énergie significativement épuisante. Alors j'ai mis en page le CV de Melle A., comme ça le mien est tout prêt, plus qu'à compléter avec mes infos. Et je bricole. Enfin je range.

J'ai laissé tomber l'idée de remettre en ordre mon esprit désespérément vide. Mais j'ai trié les trois mètres cube de papiers qui s'entassaient depuis un an, je me suis arraché les cheveux, j'ai rangé mes bouquins dans les cartons de bananes que mon épicier m'a gentiment conservés pour que mon proprio puisse repeindre mes murs sans repeindre mes livres en même temps. Le drame, j'ai aussi rangé les bouquins que j'étais censée revendre après mes résultats et ceux que j'étais censée lire pendant les vacances. Conclusion : je vais devoir tout défaire. Voilà comment on fait du rien. On fait, et on défait, donc on fait pour rien, et on fait du rien et de l'inutile.

J'en ai marre d'attendre mes résultats, alors je fais de la place chez moi, en attendant (de ne plus être comme une pile électrique coincée dans une boîte).
J'ai enfin récupéré un meuble pour caser mon bordel (comprendre le micro-onde et les sachets de thé).

-Hélèèèneuh, si tu veux arriver à monter ton meuble il faut visser dans le sens des aiguilles d'une montre
-je sais chuis pas débile
-non parce que ça fait cinq minutes que tu visses dans le mauvais sens là...
-...

Un autre exemple du ne faire rien.

J'ai aussi débroussaillé ma fenêtre de la plante grimpante et indigente qui la bouchait aux trois quarts. Comme je n'ai pas de sécateur, j'ai tout coupé aux ciseaux. Et comme je ne sais pas tailler une plante, j'y suis allée au pif. J'attends que le voisin s'aperçoive de la chose et se mette à hurler. Là, ce n'est pas du faire rien, mais du faire n'importe quoi, ou du il aurait mieux valu ne rien faire.

J'attends ces maudits résultats, et je réalise que je vais bientôt finir par pointer à l'ANPE étant donné les nouvelles magnifiques réformes réservées aux futurs hypothétiques profs. Conclusion, qui qu'il advienne, je ne suis pas dans la merde. 

Une grande nouvelle toutefois, je viens officiellement d'obtenir mon premier diplôme post-bac, j'ai nommé ... Mon certificat informatique ! A raison de 14.33 au QCM et d'un résultat de 11.8 au total, je vous laisse la joie de calculer ma note de pratique, mouahaha. Qu'est-ce que je vais faire de ce truc, moi, maintenant, à part léguer mes cours d'info ??? (que je n'ai soit dit en passant toujours pas compris, ahem). 

Posté par lenouche à 23:50:43 - Chroniques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


03 juin 2008

et tu de factu (à lire avec l'accent latin).

persepolis_1

Aujourd'hui, j'ai ri. Nerveusement, certes. Mais j'ai ri. Pourtant, je n'avais pas du tout envie de rire. J'ai ri à cause d'une phrase. "Apprends être ado". J'ai dit que normalement, j'arrivais à un âge où on devait me dire d'apprendre à être adulte. Et on m'a répondu que ça, je savais déjà. Mais que je ne savis pas être ado. Et on m'a dit que le temps ne pouvait pas revenir en arrière mais qu'on pouvait le rattraper. Alors après, j'ai pleuré, parce que j'ai repensé à plein de choses.

Je ne me souvenais plus que c'était si difficile de parler. Je ne m'en souvenais plus parce que cela faisait mois que je ne disais plus rien. Et puis tout a débordé, j'ai pleuré, j'ai hurlé, j'ai eu mal à crever, et j'ai parlé, entre deux hurlements, je crois. J'ai murmuré, ou hurlé. Enfin j'ai dit. J'ai dit que j'y pensais depuis des mois. J'ai dit "je l'ai refait". J'ai dit que j'avais honte, que je n'en pouvais plus, j'ai dit pendant plus d'une heure, et je me suis excusée d'avoir dit. Et on m'a répondu que ce n'était pas la peine de m'excuser, et qu'il fallait dire. Mais après, je n'ai plus rien dit.

J'ai repensé, juste. Au pourquoi, au comment, au quoi, au vers quoi. J'ai pensé que je voulais arrêter mes études parce que tout le monde attendait que je réussisse et que si je faisais mes études, c'était pour moi. J'ai pensé que j'en avais marre d'avoir peur de décevoir les autres alors que je le fais pour moi. J'ai pensé que j'en avais marre d'annoncer aux autres ce que je voudrais faire plus tard et de voir leur regard déçu, l'air de dire "tu peux viser mieux".
Je me suis souvenue qu'à dix ans j'avais lu 93. Et que grâce à ça j'avais créé un lien que personne ne pouvait casser. Et des fois, je pense que c'est pour ça, aussi, que je ne dois pas arrêter. Mais je n'aime pas les vacances. Je n'aime pas ne rien faire, je n'aime pas la pluie qui tombe en continu. Je n'aime pas me sentir démunie. Je n'aime pas me sentir impuissante. Et je n'aime pas attendre passivement des résultats d'examens et de concours que la "bonne élève" doit avoir réussi pour les autres mais que l'être humain a peur d'avoir foiré, pour elle. Parce que l'être humain aime faire les choses à fond et a l'impression de ne pas les avoir faites à fond.

Je n'aime pas mon perfectionnisme.

Posté par lenouche à 00:17:34 - Joyeusetés de fac. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1