23 novembre 2007
Opération à corps ouvert, et sans Anastasie.
Les peuples en ont eu raison, mais il ne faut
Pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt :
Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde.
Epilogue de La Résistible Ascension d'Arturo Ui - Bertolt Brecht.
Des fois, je me dis que je devrais arrêter de lire les nouvelles. Chose fut faite -à nouveau-, et le résultat fut inéluctable -à nouveau-, j'ai failli m'étrangler. La chose ayant donné une sorte de "irkkk" pas vraiment étouffé suivi d'une fantastique quinte de toux parce que salive avalée de travers oblige -quand je dis que c'est dangereux, l'actualité-. En fait, ça va faire dix jours que je m'étrangle -pas seument pour ça , d'ailleurs ... passons-.
Et c'est là qu'on regarde l'heure -normalement-, qu'on se dit que mince il est 19h24 et qu'on a oublié d'aller acheter le Canard, et que le tabac a fermé il y a trois minutes exactement.
Je ne sais même plus comment dire, quand je lis la mauvaise foi, ou l'incommensurable connerie humaine -toutes mes excuses aux cons, si certains passent par ici ... mais comme ils doivent me considére comme tel, je considère qu'on est quitte-.
Brefouille. Un fameux moteur de recherche couleur agrume dont je ne citerai pas le nom a la bonne idée de faire paraître l'actu en temps réel. Ce qui est bien, c'est que c'est très sélectionné. Les titres sont accrocheurs, mais coupés pile au bon endroit pour déformer le contenu de la plupart des articles.
Ce qui est bien aussi, c'est qu'on peut lire les commentaires des autres. Et le must du must, on a même des sondages -et c'est comme ça qu'on apprend des chiffres exorbitants tirés comme par hasard du Figaro, oui, forcément, on cite peu les sondage de L'Humanité -qui ne doit pas en faire-. Mais c'est bien les sondages, quand la majorité est écrasante, on se sent obligé d'être d'accord, parce que l'humain a besoin des'intégrer à la société à laquelle il appartient. Ca doit être pour ça que je suis asociale, d'ailleurs.
Donc. Pendant dix jours il fut possible d'examiner les réactions face aux mouvements de grève. Au début, beaucoup de haine. A la fin aussi. Et au milieu, toujours pareil. Et puis des politiques hargneux, et des gens qui mélangent tout : ratp, étudiants, fonctionnaires. Non, c'est pas les mêmes revendications. C'est juste que tout tombe en même temps. Et là on peut dire, il a fait très fort, le gouvernement, très très fort.
Déjà, il a commencé par dénoncer les régimes spéciaux -pas ceux des militaires, hein, surtout pas-, et ce fut la grève. Et puis un coup de force. Finalement, tout le monde monté les uns contre les autres. C'est comme ça, qu'on destabilise la dite société. Et puis on a parlé des mécontents, uniquemement des mécontents. Parce que ceux qui soutenaient la grève, eux, ils n'étaient pas intéressants. Mais les mécontents, ce qui les gênait, c'était quoi ? De devoir attendre le RER un peu plus que d'habitude ? Et grande révélation, tiens, les conducteurs, ils sont indispensables à tout le monde.
"Alors que le trafic revenait lentement à la normale vendredi à la RATP et à la SNCF, Nicolas Sarkozy a tenu à longuement assurer de son soutien les usagers des transports publics "pris en otage" pendant dix jours de grève.
"Au moment où la grève s'achève, où la raison l'emporte, ma première pensée va aux millions de Français qui ont besoin du train, du métro, du bus pour aller travailler et qui n'en peuvent plus après dix jours de galère", a assuré le président de la République." (dixit le serveur couleur agrume).
C'est bien, l'expression prise d'otage. Ca fait tout de suite plus d'effet. Mais dans l'histoire, il y a surtout des millions de français qui sont pris en otage par les réformes, et par l'argent. Et qui ont cessé la grève, pare que dix jours de grève, c'est dix jours sans salaire -oui oui, un jour de grève n'est pas payé, si certains en doutent encore-.
Personnellement, je ne me suis pas sentie prise en otage. Mais bon, question de point de vue...
Pour en rajouter une couche, mardi, Inter était en grève. Alors j'ai mis Europe un, et puis j'ai très vite coupé Europe un. Parce que la presse conditionnait un peu trop à mon goût. Beaucoup trop, en fait. Ou alors parce qu'il n'y a plus de liberté de la presse, ou de liberté d'opinion divergente aux bonnes moeurs. Uhu.
Donc, mardi, jour de grève générale. Ils ont réussi à faire dire à un gamin de CM2 qu'il aurait préféré aller à l'école. Là, je dis, bravo, il fallait le faire. Vous m'en trouverez beaucoup, des comme ça. Et puis les gens ont râlé sur ces fonctionnaire qui ont un emploi assuré, et qui se prennent un jour de vacances gratuitement. Les jours de grève ne sont pas payés, je reprécise.
Le problème ? En faisant tout passer d'un coup, le gouvernement sait très bien qu'il ne pourra pas pousser tout le monde à faire grève. Et que comme le temps de travail a déjà été rallongé pour beaucoup de secteurs, forcément, les privilégiés -pas tant que ça, d'ailleurs-, on leur en veut. Faut-il redire que fut un temps c'était les secteurs du public qui essayaient de défendre le privé, qui soit dit en passant râle beaucoup mais ne fat pas grand chose ? Hum.
Reste les étudiants, dans l'histoire, qui viennent en mettre une couche. Parce que chacun sait que l'étudiant est un fumiste par définition, et qu'en plus il est brutal, violent, et fouteur de merde.
Ce même étudiant qui se fait tabasser par les CRS. Ce même étudiant qui dit non, aussi. Oui, j'ai rendu mes devoirs. Oui, j'ai écrit en grève dessus, et j'assume.
A Dijon, la fac a été bloquée une semaine. Peur pour les exams. Et puis. Les non bloqueurs ont reproché aux bloqueurs d'avoir dégradé des locaux. Ils sont très forts, les non bloqueurs. Parce que ce sont eux qui ont dégradé les dits-locaux pour décridibiler les bloqueurs et les protestataires. Ca doit être bien, d'être capable de faire preuve d'une telle mauvaise foi, et de pouvoir devenir amnésique sur commande.
La presse, c'est bien, elle parle des grèves. Mais elle oublie de dire beaucoup de choses. Enfin, de montrer la réalité des choses, plutôt. Les interviews des gens qui disent "ils sont chiants", on en voit plein. Mais de quoi ils se plaignent, au fond? De voir leur quotidien et leur train-train menacé ? Parce que si vous leur demandez si c'est le droit de grève qui leur pose problème, ils vous regardent tout bête et vous disent que non, non, en baissant la tête. Mais à présenter les choses comme ça, forcément, oui, il faudrait songer à l'interdire, ce droit. D'ailleurs, on s'offusque que dans beaucoup de pays les opposants et les manifs soient repoussés un peu brutalement. Mais en France, ça serait pas un peu pareil ?
Expérience perso, fut un temps où étais au lycée et où nous fûmes un jour de pluie une cinquantaine à braver courageusement le mauvais temps pour protester contre le CPE. Ce jour là, nous eûmes la joie d'être accompagnés -puis virés- par une vingtaine de CRS. Pour cinquante étudiants-lycéens totalement pacifistes qui avaient le malheur d'avoir trois banderolles et -Ô crime suprême- d'avoir bloqué pendant presque vingt minutes la circulation dans une allée du parking du centre ville.
Finalement, c'est facile de diaboliser les protestataires. Il suffit de les monter les uns contre les autres. De se servir des médias à son avantage. De menacer les journaux de non-financement s'ils ne sont pas corrects au goût des politiques (la lecture de l'histoire de la censure dans les dossiers du Canard m'a traumatisée). D'avoir un président qui se dit prêt à intervenir sur tous les fronts et qui est hyper actif. Qui déclare d'un ton larmoyant qu'il ne veut que du bien. En ajoutant des négociations sur une étendue d'un mois -très très fort, c'est financièrement de l'ordre de l'exploit de tenir un mois de grève-, et puis ... j'arrête là. Ca me rappelle une sorte d'excès de populisme et de culte de la personnalité d'une personne que Cabus dessine avec des oreilles pointues qui aurait presque un arrière goût de dictature. J'ai bien dit presque, hein. Mais le fait est, que ...
D'ailleurs, c'est très fort aussi de balancer ""Cette réforme, je l'ai promise, je l'ai tenue", lors d'un discours prononcé à l'Elysée à l'occasion de la signature d'un accord contre le piratage sur l'internet." (dixit tojours l'agrume).- Cest quoi, déjà, le rapport entre les deux ? Aucun ? Ah, si, juste un don d'ubiquïté et d'auto-satisfaction personnelle de tout le monde. - . Et de là-dessus rebndir sur le pouvoir d'achat, bien entendu, ... Trois mouvements de grève simultanés, réduits à rien par un amalgame gigantesque et des discours vides de sens mais pleins de jolie rhétorique. Y'en a qui ont dû -ou devraient- lire Arturo Ui, c'est sûr.
20 octobre 2007
Etat des lieux de la (non?) situation.
Calcul est fait. Etant donné la future très prochaine suppression des régimes spéciaux et la (future suppression des retraîtes?) , situation assez catastrophique dans laquelle vont se retrouver les futurs "actifs" -comme on dit-, je devrais avec un peu de chance être en retraîte d'ici ... mes quatre vingts ans. Uhu.
Brefouille, tout ça pour dire que les parlementaires sont quand même intelligents quand ils veulent. Ils tapent sur les "petits" et ceux qui ne seront jamais -?- écoutés, mais ils ne touchent pas au sacro-saint régime des militaires et... des parlementaires eux-mêmes ! Oui, oui, même que les non élus sont censés toucher leur salaire pendant encore cinq ans. Qui a dit qu'on avait oublié d'en parler ?
Ce fut donc mercredi soir paniquée, que, après une heure d'assassinat programmé des participies passé, je me jetai sur la mère de mon élève "Ma'ame maccchhhiiiinnnn, vous pouvez me ramener j'ai pas de buuus". Le retour s'étant soldé par un "Allllleeeeeexxxxx'" retentissant (ça annonce, en général, toujours une catastrophe, ça^^) et une heure de blablatage sur la philosophie du Dormeur Trondheim(ien).
Entre deux -quand même- "pourvu que la grève bus et train soit reconductible et bloque tout le pays pendant un mois". Parce que. Aurais-je une certaine crainte que les indispensables au "confort" quotidien deviennent de plus en plus maléables à merci ? Mouarf', fallait que je le sorte, ça.
La chose ne résolvant rien, je décidai donc ce même mercredi de m'attaquer au problème existentiel du moment et de me griller définitivement auprès de mon prof d'informatique.
Echange de mails, donc. Particulièrement stérile, ou non productif.
"je vous dis que ça ne marche pas" --> "je persiste, ça DOIT marcher".
Explication donc du problème du CD-rom qui ne veut pas se lancer, et suite du feuilleton.
Sauf que. Avec quelqu'un à peu près aussi nouille que moi face à la technologie ... Hum. La chose donnant à peu près ça...
-Non, sur mon ordi ça marche pas, mais sur un autre, ça se lance..
-T'es sûre qu'il est pas ...
-... encore d'actualité ? Non, mais c'est censé marcher pour tout le monde, il a dit, dans ses mails^^.
-T'as un portable ?
-gné ? oui^^.
-bah amène lui et dis-lui de se démerder^^.
-mais je peux pas, il fait plus option portable, la batterie marche plus chuis obligée de le laisser branché tout le temps
-(rires)
-d'ailleurs, des fois il s'éteint tout seul, c'est chiant... mais ça va mieux quand j'arrive à aspirer les poussières, hein !
-Oh la pôv' bête (air désolé)
-Maiiiisss , j'y peux rien.
Le bidule n'ayant pas réglé la chose, renvoi d'un e-mail. Hélène -moa- vient d'avoir un éclair de génie : décrire précisément le problème.
Mail renvoyé le lendemain avec quarante six mille mots d'explications et conseil d'imprimer -impossible, imprimante décédée^^-. Et quelques paroles de réconfort, quand même. "J'espère que le problème n'est dû qu'à un mauvais réglage de votre ordinateur" -et moi donc!-.
Suite du feuilleton et une heure de manipulations plus tard : le CD-rom marche, mais fait planter ma bestiole...
Inévitable conclusion : je me fous totalement de connaître la capacité maximale d'un disque dur, parce que de toutes façons le mien est toujours plein et que je suis en Lettres Modernes, et que zut, chuis pas une pro des sciences, et que la technologie a toujours été mon cauchemar au collège. "Nooon Hélène, arrête de débrancher les ordinateurs pour les éteinnndre".
Hélène, ou comment faire un article pour ne rien dire...
18 septembre 2007
(non) droit.
Pouf pouf pouf. (On saluera toute la profondeur de cette entrée en matière..).
Tout à l'heure, le seul mot à l'esprit, c'était... Il n'y en avait pas. C'était une émotion, de la colère, peut-être. Ou du désemparement. Je ne sais. Je dis tout à l'heure, d'ailleurs, mais ça a été comme ça toute la journée. Ca a juste été multiplié par dix quand "La Folle" (que par respect pour elle, quand même, je préfère ne pas nommer) a recommencé à faire parler d'elle, par l'intermédiaire du bureau du secrétariat de la fac, département lettres.
Eviter de s'étendre sur la personne en question, et la sortir de la pensée. Parce qu'apparemment, elle rend le monde entier hors de lui-même. Même la secrétaire dit que "oui, c'est un pas un cadeau". Ou comment faire devenir carrément vulgaire une personne a priori polie qui s'écrie d'un seul coup "aaaah nooon, putaiiin, merrrde, fait chiiier". Et non, pour une fois, ce n'était pas moqui parlais. Uhu.
La bonne nouvelle, donc. L'infiltration à la fac ne fut pas vaine, la carte d'étudiant devrait arriver d'ici à quand-la-madame-qui-s'en-occupe-et-qui-a-oublié-de-me-l'envoyer-sera-revenue. Et quand elle y pensera, et en espérant qu'elle ne se trompe pas cette fois-ci, et que ... On est mal (je?), mais bon, l'espoir demeure (pour ça, au moins).
Brefouille. L'émotion ne venait pas de là. Pas vraiment. Déjà avant, il n'y avait pas de mots.
Peut-être que tout a commencé en allumant la radio. Ou longtemps avant. J'hésite.
Quand j'étais en primaire, on avait des cours d'éducation civique, et on était censés apprendre par coeur la DDHC (ndlr : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen). Je me souviens encore du premier article, je crois.
"Tous les hommes naissent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune".
Après, en cinquième, j'avais appris par coeur un texte dont je me souviens mal. Mais qui disait que l'atteinte portée sur l'être, même "le plus petit de l'espèce humaine" était une atteinte à "l'humanité entière" (si quelqu'un me retrouvait les références...).
Alors, quand je vois les infos, ça fait écho, forcément. Et ça m'énerve.
La suppression des régimes spéciaux, ça va mener à la fin au droit à la retraite, un jour. Juste, des gens se sont battus, pour ce droit. Et pour le droit de grève. Et en sont morts, et meurent encore.
Le resserrement des lois sur l'immigration (déjà pas très larges..?!), ça va conduire à la fin des droits de l'homme, un jour.
En Iran, on tue des femmes pour adultère. Pour rien, des fois. Ca s'appelle une exécution.
On dit que c'est la peine de mort. Mais c'est plus que ça. C'est juste, une façon de contrôler le peuple. De le garder sous le couperet de la terreur.
En France, on renvoie dans leur pays d'origine des immigrés condamnés à mort. Et on regrette, quand ils sont morts. Ils ne pouvaient pas le prouver, avant d'être tués. Ils ne sauront jamais, qu'ils ont tous les regrets du gouvernement. Sauvage ironie de la loi.
La double peine, officiellement, c'est fini. Officieusement, on expulse. Et après, on essaie de ne pas tenir compte.
Pff. Oui, je n'avais pas de mots, aujourd'hui. Parce que c'est toutes ces pensées, qui étaient là. C'était ce "non", à des gens qui n'écoutent pas (assez?), ou aux droits de l'homme qui s'enfuient.
11 juin 2007
A voté (tre santé?)...
["Sachez [...] que tout est remis en cause du moment que l'homme de l'homme est comptable", Aragon.]
En bonne et obéissante citoyenne que je suis, j'allai hier faire mon devoir de citoyenne contestaire d'un certain Président (vous savez, un petit teigneux surexcité), qui dit vouloir de la nouveauté.
Je déposai ainsi mon bulletin dans l'urne, un bout de papier qui demandait également une nouveauté, -hélas- à l'opposé total de celle proclamée par un certain parti de droite.
En toute conscience, je laissai glisser un nom et un parti, qui -trois fois hélas- risque de ne récupérer que peu de sièges à l'assemblée.
Je fis donc mon devoir de citoyenne contestataire et me donnai rendez-vous le soir même devant la télé pour les résultats.
Un seul mot à la bouche, consternation. Mais j'ai appris beaucoup de choses.
Il paraît qu'il n'y a plus "de droite et de gauche, mais une France nouvelle" (dixit certaines personnes appartenant un à certain nouveau gouvernement). Il paraît que "les électeurs de gauche ont réalisé l'intérêt des réformes d'un certain-petit-teigneux-surexcité". Il paraît, aussi, que "les français ne veulent pas de cohabitation mais veulent une unité".
Ils ont oublié, je crois, qu'il y a eu 40% d'abstention... Petite question d'ailleurs, au passage, de la contestataire que je suis. Quels sont les types de régime où la majorité est aussi écrasante et où le gouvernement prétend qu'il n'y a qu'une "unité" et plus aucun clivage entre les partis ? Où ce même gouvernement tente de rallier un maximum de personne et de ratisser les horizons les plus larges possibles ? Mmh ?
En bonne citoyenne, j'irai, la mort dans l'âme et sans vraiment d'espoir, voter dimanche prochain. Pour tenter de sauver les quelques meubles qui ont encore une maigre chance de ne pas s'effondrer. Avec une pointe d'amertume et de dépit.
Soisson tient son fief à Auxerre. Jupé le sien à Bordeau. Ils jubilent, tout va bien. Tout dérape, juste, un peu plus vers la droite, un peu plus vers une "nouveauté" inégalitaire. Ils s'affirment, en s'assurant de l'absence de contestation éventuelle.
Les réformes plairont à tous, disait quelqu'un à la télé. On en reparlera, dans la rue je suppose.
En bonne citoyenne, je continue à m'exprimer, mais en vous disant non. A votre santé, Monsieur le gouvernement. Mais je ne boirai pas pour vous.
13 mars 2007
bipède.
Pour une fois, on va faire un peu de polémique. Ou plutôt, je vais faire ma chieuse. Ou montrer mon état naturel. Brefouille.
En ce moment -c'est la période-, on entend partout, tout le temps, des sondages, et hypothèses hypothétiques. A la télé, à la radio, dans le journal, sur la page d'accueil d'un certain fournisseur d'accès à internet couleur agrume, et même sur Môsieur Gougueule. Et là, on se dit, ce n'est pas le peuple qui élit son président. Ce n'est pas le peuple qui choisit pour qui voter. Ce sont les sondages, qui. Qui induisent, qui manipulent comme ils veulent pour que.
C'est fou, l'influence des chiffres. Ca m'épatera toujours. Il y a trois mois, quand j'en parlais, on me disait "je voterai pour untel, pour unetelle" et cie.
Aujourd'hui, quand j'en parle, on me dit "je voterai pour un certain candidat centriste pour qu'il soit au deuxième tour et écrase un certain autre candidat très très à droite avec une tête d'extra-terrestre" (vous aurez biensûr tous reconnu de qui il s'agit). Voter utile? Voter selon ses convictions? Mouairf.
C'est gentil, les sondages. Ils vous dérangent chez vous à huit heures du matin pour vous demander pour qui vous allez voter. Et pour s'en débarrasser, c'est pas évident. Sauf ue, si on écoute les dits sondages, il n'y a que deux candidats en liste -trois en ce moment. Sauf que, ils oublient tous les autres. Les "petits" comme ils disent. Alors c'est ça la Démocratie? Les grands, et les petits? Retourne-toi dans ta tombe, Socrate, tu peux.
Un jour, tout le monde va s'étonner. On aura une campagne présidentielle avec seulement deux candidats. On cherchera les autres, il n'y en aura plus. Un jour, ce qu'on risque, c'est le bipartisme américain. Après tout, on est déjà bipèdes, alors pourquoi pas bipartistes. Chouette pespective, Cauchemar en vue ...
Tiens, d'ailleurs, c'est curieux. Le Canard disait dans sa dernière édition que si dans un autre pays les magouilles d'un certain candidat particulièrement habile dans l'acquisition de biens immobiliers étaient connues, ce candidat ne serait plus en liste. Cherchez l'erreur.
30 janvier 2007
(n') arrrrêêêteuh (pas) de fumer.
Hum.
A tous ceux qui m'emmerdent pour que j'arrête de fumer,
A tous ceux qui ont des sueurs froides à la vue d'une cigarette,
A tous ceux qui veulent un air pur,
Et surtout,
A tous les fumeurs qui sont obligés de se planquer dans les chiottes,
A tous les opprimés,
A tous les consommateurs désespérés,
Je dédie ce post. Voilà, ça, c'est dit.
D'aucuns se diront le 1er février -jour triste et funèbre- de cette année "nous voilà enfin débarrassés de la fumée". D'autres le décrèteront jour de deuil national. Moi, dans tout ça, je ne préciserai pas ma position. Juste préciser aux éventuelles âmes sensibles en manque de palpitation que tout ce qui suit (et précède) est à prendre au second degré, mais que néanmoins cela illustre bien une certaine... Absurdité. Préciser également que ce n'est pas moi qui divise le monde en deux catégories, fumeurs et non fumeurs, mais que c'est la société elle-même qui a fait ce travail de division. Je ne fais qu'exposer ce qui est.
Morceaux choisis :
A quoi reconnaît-on un fumeur?
A sa cigarette.
A ses doigts jaunes.
Un fumeur tousse.
Un fumeur crache.
Un fumeur sent mauvais.
Un fumeur n'a pas de volonté.
Un fumeur est nuisible.
Le pire, il s'en fout éperdument.
A quoi reconnaît-on un non fumeur?
A l'absence de cigarette.
Il est rose et bien rasé.
Il a le genre pharmacien.
Il est inodore (parfois sans saveur).
Il est trouillard (il apeur de mourir).
Il est radin (il n'offre jamais de clopes).
Il méprise les fumeurs.
Il la ramène un peu (il se croit immortel).
Il est parfois drôle (involontairement).
"A l'assemblée nationale, un député a demandé que, sur les vignettes des paquets de cigarettes portant la mention "fumer tue" soit ajouté "turlu tue tue"".
"A l'assemblée nationale, un député communiste a demandé que, sur les vignettes "Fumer tue", soit ajoutée la mention "avec la complicité de l'Etat"".
"Après la fumée, le ministère de la santé songe à interdire le feu".
"L'AFTA (Association Familiale des Téléspectateurs Anti-fumeurs) a protesté à propos d'une séquence du JT de 13 heures, sur la torture d'enfants délinquants. Un tortionnaire fumait."
Les petits trucs pour arrêter de fumer :
J'adore fumer une cigarette à la fin du repas, que faire?
-Supprimez les repas.
J'adore fumer une cigarette après avoir fait l'amour, que faire?
-Ne faites plus l'amour.
Je fume en travaillant.
-Arrêtez de travailler.
Vous pouvez aussi :
-Vous faire interdire de débit de tabac.
-Vous faire coudre la bouche.
-Votre médecin ou votre pharmacien peuvent vous aider à arrêter de fumer. Votre boucher aussi.
Demandez-lui de vous couper les mains avec son hachoir.
La dernière cigarette :
Avant, c'était celle du condamné à mort. Maintenant, c'est celle du condamné à mort...
Le ministère de la Santé songe à interdire la mort.
Les contrevenants seront condamnés à vie.
Fumer peut entraîner une mort lente et douloureuse :
"Je ne promets pas à tous les non-fumeurs l'immortalité, mais la garantie d'échanger une mort lente et douloureuse contre une mort rapide et agréable". Docteur Zorro, président de l'API. (Association Pour l'Immortalité).
Une mission scientifique parlementaire s'est réunie pour débattre des problèmes de pollution atmosphérique. Fumeurs et non-fumeurs se sont affrontés violemment. Les anti-fumeurs, évoquant le rejet de leur fumée dans l'atmosphère, rendent responsables les fumeurs de la pollution atmosphérique. Un député fumeur s'est alors levé, furieux, il a répondu aux anti-fumeurs qu'ils polluaient eux aussi. Il a exhibé les résultats d'analyses scientifiques qui mesurent la quantité de gaz carbonique rejeté dans l'air par les non-fumeurs.
Son intervention a jeté un froid. L'assistance retenait son souffle, elle semblait avoir honte de respirer.
Pour calmer le jeu, le président de l'asseblée a proposé de mettre rapidement sur pied une grande campagne de presse pour inciter les êtres humains à respirer avec modération.
Nouvelles de la maison de retraîte "Jean Nicot" :
Monsieur Heitz, 97 ans, a été surpris en train de fumer dans sa chambre par Madame le surveillante. Elle lui a confisqué son paquet après lui avoir lu ce qui était écrit dessus et qu'il n'avait certainement pas vu : "Fumer peut nuire aux spermatozoïdes et réduit la fertilité".
Monsieur Dubois, 76 ans, n'a pas supporté l'interdiction de fumer ordonnée par le médecin de l'établissement.
Il a cassé sa pipe.
Nouvelles encore plus fraîches, de celles qu'on n'invente pas :
Un fumeur qui jette son mégot dans la rue est passible d'une amende de 183 euros et 450 en cas de récidive (autant que pour une crotte de chien). L'entreprise à laquelle il appartient sera aussi poursuivie.
Les assureurs vont majorer de 50% la prime d'assurance-vie fumeurs.
Bientôt, dans les débits de tabac, on n'aura plus le droit de fumer. Bientôt, dans les bistrots, on n'aura plus le droit de boire...
La lutte anti-tabac devient la lutte anti-fumeur...
Bientôt, à force de vouloir nous empêcher de mourir, on va nous empêcher de vivre.
Extrait de A ma dernière clope, Jean louis Fournier.
Que je recommande, à tous.
Un dernier mot, pour finir. Ou un cri du coeur. Parce que c'est à peine exagéré. Parce que la situation en est à un degré d'absurdité semblable. Parce que ras le bol :
FOUTEZ-NOUS LA PAIX !
(et tant mieux si je choque ^^).
Le fumeur est tolérant, il interdit à ses enfants de se moquer des enfants du non-fumeur.
En revanche, l'anti-fumeur élève souvent ses enfants dans la haine du fumeur.
03 décembre 2006
à la mort. Ou la vie.
Une vieille d'image du Ché au loin avec trois gamins devant. Ca résume bien, je trouve.
Des vieux idéaux une vieille photo à laquelle on s'accroche pour montrer la révolte sans en connaître vraiment le sens. Hors contexte, hors du temps. Et hors de tout, finalement.
La révolte a laissé place à la misère, l'espoir à la terreur et à l'oppression.
Et moi, et nous là-dedans? Rien. Le communisme a évolué. En France. On a oublié Cuba et la Corée.
Fidel est à l'agonie. Pour une fois, les infos annoncent une bonne nouvelle. Au milieu des trois dernières catastrophes sur la planète, un article qui raconte qu'il a reçu l'extrême onction.
Il va mourir. Les morts, eux, ne vont pas ressuciter. Ca se saurait. Il va mourir, sans jugement, en "assumant" ses actes. Les mots sont trop forts pour décrire ce que ça me fait. Soulagement. Et puis, et puis non. Parce qu'il a fait ce qu'il a fait. Parce que c'est con de se réjouir d'une mort qui n'aura connu aucun jugement, aucune condamnation. Parce que ce n'est pas la mort qui permet de reconnaître, parce que c'est le jugement.
A tous les opprimés. A tous les oubliés, aussi. Aux prisonniers politiques. A eux.
Tiens, où est-ce que j'avais lu un article sur les prisonniers polotiques d'ailleurs? Oublié. Mince. Mais pas oublié l'article.
Oui, il va mourir. Pourtant, une vague résignation. Qu'est-ce qui va suivre? Est-ce que ça va changer?
J'aurais voulu qu'il meure jugé. C'est trop facile de mourir comme ça. C'est trop beau. Trop beau de ne pas être reconnu COUPABLE. Trop simple, oui. Trop simple, beaucoup trop simple.
L'ironie dans tout ça, c'est que même mourant il tient en alerte.
Tout le monde s'accroche aux bulletins d'info pour savoir comment il va, combien il lui reste de cheveux, ce qu'il fait.
Malsain. Malsain pour tous de suivre la mort comme ça. Malsain pour les victimes. Elles, on s'en foutait qu'elles crèvent. Lui, on s'intéresse qu'à ça.
Voilà, mort, sans jugement. Et pourtant, mince sentiment de soulagement.
08 novembre 2005
coup de gueule du jour
Trop, c'est trop.
Ah ils sont biens gentils les politiques avec leurs déclarations et leurs grands mots...! ils oublient juste les conséquences !
"on va nettoyer la banlieue au karcher", se débarrasser de la "racaille", "éradiquer la gangrène" ... et après ils s'étonnent...!
ils s'étonnent que les banlieues "prennent feu", ils s'étonnenet de cette nouvelle vague de violence, de cette explosion...
mais c'est eux, eux qui ont mis le feu aux poudres...
Oui biensûr, tous ces jeunes qui mettent le feu aux voitures sont condamnables, mais s'ils le font c'est parce qu'on les a provoqués, si des gens doivent être jugés pour ça ce sont en premier lieu les politiques...
et qui paye une nouvelle fois ? les victimes, ceux qui étaient déjà victimes du système.
Les véritables problèmes de la banlieue? La pauvreté, le chômage, la misère ... si on s'appelle Mohamed et qu'on habite en banlieue, on est fiché, on est chomeur à vie.
Ce n'est pas en se débarrassant de cette soit-disant "racaille" qu'on réglera le problème. C'est en prenant le problème à sa racine.
Tout le reste n'est que conséquence...
Mais ça les arrange bien les politiques de sortir les grands mots, ça fait "bien" aux oreilles des bonnes gens, ils disent ce que ceux qu'ils appellent eux-mêmes la France d'en haut veut entendre...
Le résultat? allumez votre télévision à l'heure des infos et regardez, vous l'aurez.
La violence dans les banlieues est un problème, c'est vrai... mais serait-elle présente si les jeunes concernés n'avaient pas été de tout temps rejetés? Echec scolaire, mise à l'écart de la société et j'en passe... Comment voulez-vous vous exprimer dans ces conditions autrement que par la violence? Elle est condamnable, je ne dis pas le contraire et ne veux pas la défendre. Juste la comprendre. Pour lutter contre, la seule solution est de s'attaquer aux causes.
Les banlieues font partie de la société française, qu'on le veuille ou non. Il faut intégrer leurs habitants, pas les exclure et les fuir comme la peste.
07 septembre 2005
lutte contre la délinquance
Notre cher Sarko s'occupe activement de la lutte contre la délinquance ...
no comment, je crois que l'image dit tout ...








