... Lénouche ...

"J'oublie où je me trouve lorsque j'écris", Vassilis Alexakis

02 octobre 2009

déménagement.

Je déménage après avoir décidé de reprendre mon activité bloguesque.

Ceux qui le souhaitent pourront me retrouver ici :  http://hypotitruc.over-blog.com/

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21 mars 2008

"J'aime les carottes".

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En pélerinage en Normandie sur les traces de madame Bovary et des falaises.

No panic, je mange juste les salades géantes qui poussent sur les falaises par la racine. Et j'inaugure la mode touareg avec Melle. A.

Retour la semaine prochaine. Message plus construit avec, quand le temps.

Disserts n° 2 et 3 bouclées. Reste la n° 1, et 4, et 5. Reconversion en ermite très proche.

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20 février 2008

Ahuuuu

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Ca-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerve-ça-m'énerrrrrrrrvvvvveeeeeuuuuhhh...

... Les gens qui sont injoignables au téléphone parce qu'ils ne répondent jamaiiiissss... (et dont je fais partie, j'avoue), et qui en plus oublieeeent de rappeler (j'en fais aussi partie, des fois).
Arrêter de se précipiter sur le portable dès qu'il fait un mouvement un temps soit peu suspect en se prenant les pieds dans le tapis et vas-y que j'me casse la gueule en essayant d'approcher du machin qui a fait "biiiip" pour finalement annoncer que "batterie faible" ou que "vous avez un message de votre compte consommation" -rappelle-moi que je suis à sec stupide appareil. Gniiii. Je reste zen.   

--> 'Vais essayer de faire passer mes envies d'humanicide et de téléphonicide.

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26 janvier 2008

Ceci n'est pas un texte.

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Balancer des appels au secours, des cris et des insultes
Sans pour autant vraiment savoir ni vers ou, ni à qui. Peut-être tout simplement
A soi-même. Ou au dimanche qui débarque
En trombes.

Dormir toute la journée et chialer toute la nuit
En silence. Sans rien dire aux autres
Aux loins ou aux près.

Se demander si c'est ça, la douleur. Ou si le "ça" est
Autre chose de pire. Et si ce "ça" va nous tuer.
Se dire qu'il ferait bien de se dépêcher, si c'est le cas.

Souffrance.

Crever au fond de soi. Juste avoir mal. Tout remettre en cause.
Plus envie de vivre, ni avec ça, ni comme ça. Plus envie de combattre dans le vide. Ou contre soi-même, ou contre les autres.

Plus envie de voir le silence qui répond.
L'absence qui se répand.

Briser un verrou. Les barreaux, les chaînes et les liens.

Se dire qu'il faut foncer. Mais ne pas le faire, pour ne pas regretter.

Juste crever au fond de soi-même, sans savoir dire à l'aide. Sans oser demander la main d'un voisin ou d'un autre, n'importe quel autre, n'importe où. Tant qu'il retient la chute déjà entamée depuis longtemps.

Tenir la face. Sourire. Rire. Crever. Ca ne rime pas, tant pis. Ceci n'est pas un texte, ceci n'est rien. Ceci est juste un cri jeté dans l'urgence d'une souffrance déjà incontrôlable.

Je ne voulais pas écrire ceci. Je ne voulais pas dire je, non plus. Parce que je ne veux pas voir la douleur en face. Je devais hurler, juste. Mais ce putain de hurlement reste coincé dans la gorge.

Hélène.

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20 janvier 2008

Quod- tidien.

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Des doutes. En vrac.

Une dissert' par jour, en moyenne. Mais ça ne va pas assez vite, je trouve. En retard. Pas le temps. Pour voir du monde, pour sortir, et pour bosser. Mais si je fais une pause, je hurle. Alors je fais du sur place.

Edward Bond était un génie. Ou est , plutôt.

Après bibliothèque, je deviens bulletin d'informations officiel.

Je me hais. Parce que.

Je viens de réaliser que j'avais un énorme problème d'assurance.

J'ai aussi un énorme problème avec l'affectif. Je ne sais pas dire que j'aime. Ni que j'ai besoin. Parfois, je préférerais mourir. Parce que j'ai l'impression de devenir vulnérable si je brise le masque.

J'emmerde Cicéron et les ablatifs absolus. Et le thème.

Je veux partir. Mais je me dis que je n'ai pas le temps. Ni l'argent.

"Allllleeeexxxxx', j'ai plus de liquiiideuh vaisseeeelllleeeeee" ai-je hurlé ce soir en constatant les dégâts d'une semaine de vaisselle sale qui s'entassait dans l'évier.

La question du jour : est-ce que la terre est vraiment ronde ? Ou est-elle légèrement ovale ?

Je deviens allergique à la philo. Mais je crois que je commence à avoir à peu près assimilé l'alphabet hindi. 

Paris lundi. Penser à observer la station de métro fantôme -qui n'a plus rien de fantôme parce que tout le monde connaît son existence-. Penser à ne pas aller à la Fnac. Penser surtout à être en avance pour avoir le temps d'écouter le musicien au croisement d'Odéon direction ligne 10. Penser à préciser le côté de la statue à Odéon. Nuit chez Melle A. . Répit.

Edward Bond a écrit "la justice est une femme en pierre assise dans une chambreen pierre qui essaie de faire des gestes humains". Il y avait longtemps que je n'avais pas pleuré en lisant un truc parce que je le trouvais beau.

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13 janvier 2008

Féminin-neutre-pluriel-duel-sans genre.

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Je ne suis pas.

Tu n'es pas.

Il/elle/on n'est pas.

Nous ne sommes pas.

Vous n'êtes pas.

Ils/elles ne sont pas.

Parce qu'il y a des choses qu'on ne conjugue pas. Ou des choses qu'on ne conçoit pas. Ou qu'on veut tout simplement oublier. Ou ignorer. Ou gueuler. Pour ne pas crever.

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03 décembre 2007

Il fut un temps... de pluie.

12_ans

Journée qui ne vaut pas la peine d'être racontée -mais le sera quand même-. L'avantage, ça sera bref.

Pluie, vent, et salon européen du livre de Dijon flingué par le peu de vonlonté de sortir la tête du lit avant le milieu de l'après-midi. En même temps, bibliothèque pleine. Donc bonne excuse, quand même. Et toujours à la recherche désespérée du tome quatre du Retour à la terre.

Atterrissage nauséeux chez la voisine, un peu dans le brouillard. Revu Ocean twelve que j'ai enfin compris. Pas fini la dissert', et rien d'autre à dire. Alors du coup je copie-colle et commente le coup de foudre du jour -d'hier- que j'emprunte sur le blog d'une mademoiselle. Et là on se dit, ça passe vite, quand même.

Tu connais tous les personnages des Minikeums, ainsi que la musique du générique, [j'ai oublié leur nom depuis, quand même]

Tu as collectionné les Pogs, [et même que j'étais une pro et que j'en raflais à tout le monde, niark]

Tu as été voir Dorothée en concert à Bercy, [non je boycottais TF1 à cause d'Hélène et ls garçons]

Tu lisais les livres de la collection 'Chair de poule', [et j'en faisais des cauchemars pendant trois semaines, alor j'ai vite arrêté]

Ton grand frère/ta grande soeur écoutait Kurt Cobain, mais il était encore vivant, [gné ? c'est qui ? Ok, je me cache]

Tu as dansé sur ''Wannabe' des Spice Girls, [fallait-il rappeler ça ? Mais j'ai jamais dansé dessus, ni écouté en boucle]

Tu as pleuré au cinéma quand Mufasa est mort dans ''Le Roi Lion', [deux fois en plus, ...]

Les filles faisaient des chorés sur S Club 7, [je ne regardais pas TF1 ni les séries à cause dHélène et les garçons... donc je n'ai jamais été en mesure de reconnaître la chose]

'Friends' passait encore à la télé, [depuis quand ça passe plus ???]

Tu regardais 'Docteur Quinn' et 'Une nounou d'enfer', [je boycottais aussi la 6 ... mais je connais quand même]

Pour toi Teri Hatcher c'est d'abord Loïs dans 'Loïs et Clark' et Will Smith c'est le Prince de Bel-Air, [Kezako ? je uis toujours inculte de la télé ...]

Tu as tous les Disney en cassette vidéo, [tous les anciens, ... j'ai arrêté après Pochaontas]

Tu as appris à lire avec Ratus, [non avec une tortue qui s'appelait Caroline ^^]

Tu es allé(e) à l'école avec 318 filles nommées Camille, Sarah, Mathilde et Emilie et 245 garçons nommés Hugo, Kévin, Pierre et Jérémy, [et aussi Michaël, Fanny, Jessica, Johanna, Mohammed, ....]

Tu as plus d'une fois placé ton pouce sous ton menton avant de violemment le retirer en disant "Ché !", [j'ai pa connu, ça devait pas ence se faire à mon "époque"]

Tu ne lisais que les Tom-Tom et Nana dans 'J'aime lire', [pire, j'achetais exprès les compils' de Tom-Tom et Nana]

Pour toi 'Anastasia' c'est un Disney, [Nan, c'est un personnage de Michel Strogoff... Le desin animé de la trois, hein, pas le Jules Vernes !]

Tu n'as PAS écoute Lorie à l'école primaire, [ni au collège ni nulle part ^^]

Tu allais à la boulangerie pour acheter des "couilles de Mammouth"...

...que tu payais en Francs, [uhu, j'ai honte ^^]

Tu étais au collège en cours de maths quand les avions ont frappé les tours World Trade Center, [Nan en SVT, je crois]

Tu as déjé dit "Wazzaaaaaaaa" en tirant la langue et en mimant un téléphone avec tes mains, [Kezako ???]

"Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu", [ Et dans la pub Esso, y'a des poussins]

Tu as commandé un Spirograph pour Noël, [J'avais pas le droit, j'y jouais en cachette chez les autres]

Pour toi le yaourt vert, il s'appelle BIO pas Activia, [et j'en mange pas ^^]

Tu as l'intégrale des Inconnus à la maison, [J'avoue, et même que j'ai regardé les trois frères au moins dix fois quand la cassette est sortie ...]

"Tout le monde se lève pour Danette"..., [ps fan de Dannette]

Tu allais dans des boums où la musique c'était Lou Bega, Daddy DJ et les Venga Boys, [une fois oui, mais je gardais le buffet sans faire gaffe à la musique]

Tu t'es déjé dit "Putain, je suis né(e) quand l'URSS existait encore !" [Putain c'est vrai ... et le mur de Berlin était encore debout]

Sur les photos de ton premier Noël, ton père porte un pull avec des motifs de rennes en mode 'Mark-Darcy-dans-'Bridget-Jones'' et ta mère une veste fluo avec des épaulettes incroyablement énormes, [Hum, c'est tout à fait ça ... horreur]

Malheureusement tu sais qui est Larusso, [Oui .... C'est vrai qu'on n'en entend plus parler, tiens ...]

Tu ne pouvais pas te passer de la Game Boy (tu sais la toute première : le truc énorme en noir et blanc qui nécessite quatre piles), [et je joue encore à Tétris, parfois ....]

Le premier film d'amour que tu as vu au cinéma s'appelait 'Titanic', [même que j'ai détesté, sauf quand le bateau coulait]

Tu as vu 'Quatre mariages et un enterrement' plus de fois que tu ne peux te le rappeler, [No comment..]

Tu dis "genre", "trop" et "c'est clair" quinze fois dans la même phrase, [A ce point là ???]

Tu regardais 'Albert le cinquième Mousquetaire', et son tromblon rempli de spaghettis. [Tin, je l'avais oublié celui-là !!!]

Voici quelques symptômes de ton vieillissement :

1) Tu comprends le texte ci-dessus et tu souris en te disant "Putain..." !!!
2) Tu fais parfois du sport et tu racontes très fier que tu en fais (quand tu en fais...)
3) Tu as des remèdes dans ta table de chevet pour maux de tête, maux d'estomac...
4) Les enfants te disent maintenant Madame ou Monsieur et te vouvoient
5) Tu as besoin de plus d'une matinée pour te remettre d'une nuit blanche (si, si !!!)
6) Tes amis s'installent, veulent créer une
famille
7) En soirée tu parles de choses que les autres prennent pour des légendes...

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13 août 2007

Trois cents.

elus_de_la_commune

Juste pour moi, pour un repère.

Le 13 août 2007, message numéro trois cents. Ou trois cents pages, ou trois cents livres, ou trois cents conneries débitées mois après mois, ou ... Aaaah, pas encore trois cents euros.

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26 mars 2007

de l'illogique humaine.

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J'écoute "Lili". Le film m'attirait moyennement, au début. Mais j'ai suivi Melle L. J'ai vu, j'ai été scotchée. Ce qui était bien, c'est qu'on est restées jusqu'à la fin du générique. Je crois que je n'aurais pas pu partir avant. Mon film culte de l'année, je crois. Tout se voit sans les paroles, et pourtant on ne voit rien. Le drame, peint avec pudeur. La violence, peinte avec humour. C'est ça, qui était grand. Et ce n'est surtout pas de  que je voulais parler, à l'origine.

Je reprends mon fil directeur -qui n'a pas encore commencé. Laissons de côté le fait que je viens de finir de lire mon cours de méthodo, que je viens d'établir une magnifique théorie entre le passé simple, le passé composé, et la politique, et que j'ai constaté avec effroi à quel point la langue française s'appauvrissait, à force de simplifications. Si si, je vous jure.

Leçon de grammaire selon Hélène, ou mes réflexions métaphysico-philosophique sur la conjugaison...

Je vais quand même développer ce que je viens de préciser que je ne dirai pas. (Ceci est une prétérition, Hommage à vous, Madame Moules-Frites Délicieuses <-- ne pas chercher à comprendre, je crois qu'il ne doit y avoir qu'une ou deux personnes capables de comprendre ma délicate allusion sur cette terre). 
Brefouille. Je viens de découvrir avec effroi que le passé composé n'avait plus le même sens et la même subtile différence de temps aujourd'hui qu'il y a deux-cents ans. Il fut un temps où celui-ci s'opposait vigoureusement au passé simple et désignait une action se situant dans un passé immédiat (24 heures), tandis que l'autre désignait une action se situant dans un passé plus lointain. Aux différentes temporalités sur l'axe du temps s'ajoutait donc ces deux temps, dont l'un était antérieur à l'autre, aux plus que parfait et au passé antérieur.

Et en plus, et en plus, en ne l'utilisant plus à l'oral (ce fameux passé simple), on perd une magnifique nuance d'insistance-sur-un-fait précis et de c'est-un-passé-révolu-sur-lequel-on-ne-revient-plus qu'il nous faut exprimer avec de longues périphrases....

Et oui, c'est le drame. Dire je fus dévorée par le yéti suppose que je suis bouffée, et digérée.

Tandis que pendant que je marchais, j'ai été dévorée par le yéti suppose que j'ai encore une maigre chance de sortir de son ventre en vie ^^ . Pour le passé révolu, il faudrait dire j'ai été dévorée pa le yéti , c'est un fait terminé dont on ne parle plus et qui n'a aucune incidence sur mon présent, ce qui en plus est contradictoire étant que le passé composé suppose que justement, il y a une incidence sur le présent (ce qui peut expliquer ma débilité, je ne me suis pas remise d'avoir été bouffée par l'abominable homme des neiges ^^. Vous saisirez tous la nuance et comprendrez que si on avait dit la chose au passé simple, je ne serais pas débile, parce que cela n'aurait plus aucune incidence sur mon présent ^^).

Enfin. Ravie de ma découverte, je me suis mise à réfléchir aux noms des temps. Les grammairiens ne se cassent pas la tête. On passera sur le présent.
Le futur antérieur est une magnifique oxymore.
Le passé antérieur est une non moins magnifique périssologie (pléonasme pour ceux qui ont la flemme de chercher dans Môsieur Gougueule ce que c'est, mais il fallait que je sorte ce mot au moins une fois dans ma vie histoire que je voie que ça me sert à quelque chose de le retenir).
Le passé composé pourrait s'apparenter à une hypotypose pas très raffinée. D'une façon plus réfléchie, et selon son sens d'il y a deux cents ans, je dirais que le mot reflète logiquement que ce passé a encore une incidence proche, donc plus complexe (-->composé) que le dit "simple", qui est plus lointain.
Cela dit, au vu de la complexité qu'il y a à conjuguer le dit temps, je dirais que son nom est une antiphrase.
Le plus que parfait, il me laisse rêveuse. J'y vois le plus que la perfection. Là, je dirais que c'est une utopie. En réalité tristement basique et platonique, juste un superlatif (absolu?).

Ce n'étant pas le but du message, j'y reviens. La lecture du cours de Monsieur Crayon-pointe-moyenne (comprendre H.B.) m'a rappelé certaines choses des cours de Madame Malformation-Fémorale Ditirambique. (là non plus, ne pas chercher à comprendre).
Un beau jour où je tentai désespérément d'escalader une table (le passé simple marquant ici l'insistance sur cette action pathétiquement non-héroïque suivie d'un échec cuisant qui m'a obligée à faire tout le tour de la salle et à déranger tout le monde pour rejoindre Ma place à côté de Melle. A.). Un beau jour disais-je, j'ai été éclairée sur une chose que je pensais ne jamais réutiliser dans ma vie. A savoir : "Ce n'est pas DU futur, c'est UN futur" (phrase à lire avec un accent de désespoir parce que répétée pour la 36ème fois au moins). Et là, illumination, les neurones en action, et, et, et.... Ce soir, j'ai compris THE nuance : le futur n'exprime pas le futur !!! Mouahahaha.

Dire c'est DU futur est donc un raccourci superbe pour dire "ceci est une phrase ou une proposition exprimant une action prévoyant ou annonçant l'avenir avec une certitude quasi-incontestable". D'où le : c'est UN futur revient à dire que "ceci est une phrase ayant un verbe conjugué à un temps que la grammaire appelle classiquement le "futur" mais qui peut représenter LE passé ou LE présent".
(Ceux qui auront compris ce passage auront droit à toute ma reconnaissance, cela veut dire qu'ils sont capable de comprendre ma logique particulièrement tordue).

Même constatation pour le présent et les autres temps, soit dit-en passant. Peut se résumer par "du" représente le moment que l'on veut représenter et "un" le temps employé, les deux ne correspondant pas toujours.

Exemple : je suis mangée par le yéti dans cinq minutes exprime une action future, avec un magnifique présent (passif, en plus !!)

Merci au Mouvement-Fortement Déformé de m'avoir permis d'avoir un jour cette fabuleuse illumination.

J'en reviens donc à mon affirmation première, la langue française s'appauvrit. Parce que plus personne ne fait ces nuances. Et parce que , parce que on ... simplifie. Ou on complique, mais en simplifiant (c'est pire).

D'où la fin du post dont je parlais au début. Il y a deux ans, en écoutant la radio, j'ai eu les cheveux qui se sont dressés sur la tête. Alors j'ai commencé à faire attention, et depuis, ce syndrome impitoyable est devenu récurent quand j'entends parler, quand j'écoute la radio, quand je regarde la télé.
Toujours pour continuer sur la lancée de Mme. Merde-Faut Dormir dont je viens de comprendre les explications qui étaient bien obscures il fut un temps, je argh.

Après que demande l'indicatif. Je sais, on nous le rabâche. J'ai compris, enfin. Avant que + subjonctif, parce que suppose une action future, donc pas sûre. On emploie donc UN présent (du subjonctif) pour exprimer DU futur, grâce à la valeur dite modale de ce subjonctif qui suppose une ... supposition (hypothèse).
Après que exprimant donc un fait passé et en cela une chose de sûre (sauf pour les amnésiques, eux on leur pardonnera l'erreur) demande l'indicatif, parce que indique la ...certitude !!!(pour une fois qu'on peut en avoir, profitons-en !). Et en plus, pour une fois on est logique, on utilise UN passé de l'indicatif (en général) pour exprimer... DU passé!!! Valeur modale étant résumée par "c'est sûr, parce que c'est fait/arrivé/et tout ce qu'on veut).
J'en conclue donc que ceux qui utilisent le subjonctif après... après que soit :
- sont des amnésiques pour lesquels le passé reste une hypothèse vague
- ou alors sont profondément illogiques, les gens disant toujours rechercher des certitudes et exprimant le pas sûr à l'un des rares moments où ils ont la possibilité d'exprimer la certitude sans risque d'erreur. 

La deuxième cause au syndrome du dressage de cheveux sur la tête, je crois que ce sont les deux mots qui associés donnent l'abominable expression (qui est, hélas ,de plus en plus à la mode) AU FINAL.
Ca veut rien dire !!!!

Finalement, ça a du sens. A la fin, ça a du sens. Mais au final... en plus que, c'est grammaticalement IMPOSSIBLE.
Restons toujours logiques. Au = à + le. Le = article, donc désigne, ou se place devant un NOM ou quelque chose qui fait office de nom. Et final est ... Un adjectif ! C'est beau, la grammaire.
Au petit, oui. Parce petit devient nom dans ce cas. Mais final ne devient JAMAIS nom. Mais, tout le monde le dit, au final. Au moins trois fois par jour.

D'où je comprends, au final, mais auquel final? A La lutteeeeeeuh Finaaaaleuh, là, oui, ça c'est pas mal.
Aux finales (là c'est le nom) des championnats du monde de courses de tondeuses, je mange de l'herbe toute la journée, là oui aussi. Ca doit être particulièrement dégueulasse (l'herbe) et ennuyeux (la dite finale), mais au moins... c'est correct ! (même si peu probable, j'avoue, comme évènement. )

'Vais créer le comité de lutte contre l'expression au final, je crois.

[N.b. : ceux que la grammaire emmerdent peuvent aussi remercier Guillaume (Apollinaire) d'avoir d'éclaré que "L'homme est à la recherche d'un langage auquel la grammaire d'aucune langue n'aura rien à redire"].

Merde, il est 5h39. 'Vais me coucher.

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12 janvier 2007

200

73_1_sbl

Non, pas gagné au loto. Juste 200 messages.

Juste pour me repérer dans le temps et dans les nombres.

Promis, à mille je fais péter le jus d'oranges. Lol.

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